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La fête du travail au Cameroun, parlons-en

mototaxi njambo fêtetravail timacoSi cette évolution a connu une ascension vertigineuse en occident, c’est parce que les revendications épineuses que soulevaient très fréquemment les travailleurs concernaient leur condition de travail, la sécurité et l’hygiène au travail, leur condition de vie.

Lesquelles réclamations ont souvent conduit aux répressions sanglantes par l’appareil répressif de l’état. Mais en revanche, l’avènement du contexte africain et du Cameroun en particulier présente plutôt un visage moribond empreint d’une pratique assez déviationniste. Il s’agit en effet d’une pratique héritée de la colonisation où les revendications des travailleurs sont occultées, rejetées et toute manifestation interdite. Le travailleur est dès lors relégué au statut d’un « béni oui – oui » se serait donné une autre philosophie à la dite fête. Au lieu que celle-ci soit l’occasion pour ce dernier de soulever tous les problèmes auxquels il fait face dans l’exercice de sa profession et ce, autour d’une table, où les discussions enrichiraient ou du moins contribueraient à l’amélioration de la condition de l’employé face au diktat du patronat.

 

Mais, nous constatons que cette fête se déroule au Cameroun comme toute autre fête où hommes, femmes et enfants de tout âge et sexe confondu inondent les lieux de cérémonie pour le plaisir (manger, boire, danser, fumer etc.)

Ce constat nous pousse à recentrer le débat sur la problématique de la fête du travail dans les pays sous évolués ou sous évolution. N’est-il pas souhaitable que l’état, la société civile et les syndicats éduquent et informent davantage les citoyens des risques déviationnistes au regard de la pratique actuelle.

La prise de conscience du travailleur africain s’avère irrémédiable pour le bien être de toute la société en général.


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