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ATANGANA MEBARA : Une nouvelle ligne de défense

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Une offensive médiatique pour récuser le juge. Maitre Claude Assira et son confrère Claude Assamba du cabinet Ebanga, tous deux commis pour la défense de Jean Marie Atangana Mebara étaient face à la presse la semaine dernière à Yaoundé. Au-delà de la volonté de faire comprendre aux hommes des medias les contours de l’affaire Albatros, il aura davantage été question d’alerter l’opinion nationale et internationale sur les démarches futures à entreprendre pour la défense du mis en cause en vue de sa libération.

 

L’offensive médiatique tous azimuts de la défense de Jean Marie Atangana Mebara semble se situer dans le sillage d’une alerte sous fond de dénonciation du fonctionnement de l’appareil judiciaire camerounais. Cette démarche qui apparait comme une campagne de communication, 04 ans après la mise en détention préventive de l’ex-secrétaire général de la présidence de la République semble viser un objectif majeur : éclairer l’opinion de ce qu’Atangana Mebara a été totalement et non partiellement acquitté suivant la décision du tribunal de grande instance du Mfoundi rendu le 03 mai dernier. D’après ses avocats, le refus d’exécuter l’ordre de libération émis au bénéfice de leur client traduirait la volonté d’embastillement de quelqu’un qui n’a plus rien à voir avec la prison.

Stratégie

Une posture judiciaire qui jette un pavée dans la marre laissant apparaitre un double enjeu. D’abord au plan de l’ordre public, il s’agirait d’après sa défense d’une volonté délibérée de faire échec à une décision de justice. C’est-à dire une atteinte à l’état de droit. Au plan des droits individuels, la détention de Jean Marie Atangana Mebara d’après sa défense a cessé d’être légale depuis le 06 février 2010 date d’expiration des 18 mois prévus par le code de procédures pénales.

Parmi les initiatives de la défense, les avocats d’Atangana Mebara confirment la récusation du juge d’instruction du fait de son absence d’impartialité et sollicitent son dessaisissement éventuel. Ils entendent par ailleurs user de toutes les voies de recours pour obtenir la libération de leur client. A part solliciter l’annulation du mandat de détention provisoire signé le 07 mai dernier, seul verrou à la remise en liberté du mis en cause, la défense compte également gérer toutes les voies de recours que leur offre les lois Camerounaises et les conventions internationales ratifiées par notre pays.


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